LA POSTE DU CENTRE VILLE : DE MAL EN PIS
par Laurent SantoireLe 26 février 2006, le personnel de La Poste s’est mis en grève pour protester contre le projet de suppression d’un poste à temps partiel à 60% (accueil). Cette volonté, émanant de la direction départementale et nationale de La Poste, se base sur des chiffres faisant apparaître une baisse des transactions financières.
Cette mesure est révélatrice du changement politique de la direction de La Poste, pardon de « La Banque Postale », puisque c’est ainsi qu’il faut dorénavant la nommer. En effet, l’usager n’est plus. Vive le Client !
En effet, quiconque fréquente un tant soit peu La Poste ne peut que s’étonner d’une telle décision quand on voit les files d’attente et le délais pour la moindre démarche. Ces délais exacerbent les frustrations d’une population déjà fragilisée… Conclusion la notion de service public est belle et bien mis au rebut, au profit de la rentabilité, et au détriment de l’accueil du public dans des conditions décentes.
Les gouvernements de gauche qui ont engagé la privatisation des PTT nous avait « vendu » l’objectif d’une meilleure prise en compte des besoins des usagers et de leurs attentes…
Aujourd’hui, les Courneuviens ne veulent plus attendre une heure voire plus pour bénéficier de leur revenu ou tout simplement pour un renseignement. Ils sont solidaires de la lutte des agents de la Poste pour la défense du service public.
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