Par
Razika Kerchouni
Vendredi 17 août 2007 9 heures : une journée somme toute banale s’annonce. Banale ?? Si ce n’est une rumeur qui annonce une expulsion en préparation
au 6, Allée du Progrès dans notre ville, La Courneuve. Un camion est garé sur l’allée Philipe Roux, adossé à son flanc, deux employés de l’ODHLM sont en train d’attendre. Pourtant, un arrêté
municipal a été pris par notre maire Communiste, Gilles Poux. Allons, bon, c’est forcément qu’une rumeur, cette histoire d’expulsion. D’ailleurs, le camion n’est plus là. Ouf !! Soulagement. Le
hasard, faisant bien les choses, voilà le voisin recherché, il faut le prévenir et le convaincre de se manifester auprès du bailleur pour stopper la procédure et trouver un arrangement.
En sortant de l’immeuble, nous croisons quatre représentants des forces de l’ordre, pas franchement gais lurons. Ils
nous informent qu’ils vont procéder à l’expulsion d’un individu, par ailleurs, notre voisin. Ils l’isolent en empêchant le témoin et l’actrice que je suis devenue de m’intéresser à ce dossier.
Notre voisin n’est pas un dossier, c’est un enfant des 4 000, isolé psychologiquement et socialement. Muré dans sa souffrance. Malgré les pressions exercées et la
violence verbale des forces de police, nous étions trois voisines à être présentes, meurtries devant ce scénario Pour éviter le pire, nous sollicitons l’intervention des responsables politiques
locaux. Enfin, un groupe composé de six personnes arrivent dont le directeur du cabinet du maire, Monsieur Jean-Luc Vienne, Mme CADAYS-DELHOMME Corinne, adjointe au
maire. Après moult échanges, ils ont réussi a convaincre le préfet que ce n’est pas en expulsant un être humain en souffrance que le problème sera réglé, il sera simplement déplacé avec les
conséquences sur les troubles à l’ordre public que cela occasionnerait. Notre voisin a besoin de soins et d’être accompagné dans ses démarches.
Il est à noter que les militants et élus de l’UMP et du PS courneuviens qui tiennent si bien les murs de la ville pour se déclarer à vos côtés n’ont pas jugé
bon de se montrer présents au moment des expulsions qui se sont produites pendant l’été. Quel est donc cet organisme qui a tenté une procédure d’expulsion à l’encontre d’un individu qui
présente des troubles identifiés ? C’est l’Office départementale public Habitation à Loyer Modéré (ODHLM). Qui en est le président : Bertrand KERN, par ailleurs, maire de Pantin. J’ignorais
jusqu’à ce jour, qu’une nouvelle formation politique avait été créée, je vous en communique le libellé : l’UMPS. En tant que citoyenne dans la ville, dans la vie, je me refuse à adhérer à
ce mouvement hypocrite qui n’a rien de social si ce n’est par clientélisme électoral en vue de prendre la mairie de la Courneuve aux Communistes. En effet, vous le savez bien, selon nos
collègues (sic !!) de l’UMPS, les communistes, c’est du passé, c’est ringard, il faut que cela change !!!! Hé, bien, nous militants communistes du « réseau
propositions, réflexions et actions luttes de classes » nous voulons que cela change, en accentuant la solidarité, le lien entre
voisins et les militants communistes.
Ensemble nous avons empêché une injustice, une procédure inhumaine de se produire. Multiplions ces actes citoyens, solidaires au quotidien afin que la ville de La Courneuve demeure solidaire.
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