agir avec le PCF
Voter communiste aux élections municipales, c'est lutter !
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L'heure est au rassemblement et à l'action politique !
Le 29 janvier 2009 et ses 2, 5 millions de manifestants marquent une rupture dans le quinquennat Sarkozy. Face à la plus grave crise mondiale du capitalisme depuis 1929, le peuple a exprimé fortement son refus de payer pour les riches et les spéculateurs.
Le 29 janvier est porteur de l'intérêt général du pays : défense de l'industrie, du droit du travail, de la protection sociale, des services publics, de l'école, de la santé...
En mettant au centre de leurs revendications les salaires, les manifestants du 29 janvier s'en prennent directement au capitalisme. Entre 1983 et 2006, la part des salaires dans les richesses produites a baissé de 9,3% en France, soit entre 120 et 170 milliards par an. Autant d'argent en moins pour la sécurité sociale, le pouvoir d'achat, les minimas sociaux, autant de capitaux supplémentaires pour les grandes fortunes !
Les actions persévérantes et déterminées et l'unité syndicale ont fait le succès du 29.
L’action est à l’ordre du jour. A la colère succède la perspective de gagner. Les mouvements en cours, Guadeloupe, Martinique, enseignants-chercheurs, lycées, hôpital, contre le chômage… s'amplifient.
Pour 19 mars, nouvelle journée d'action annoncée, faisons tout notre possible pour amplifier le rassemblement afin de faire reculer le patronat, Sarkozy et son gouvernement.
Retrait unilatéral de la France de l'OTAN
Le gouvernement français doit cesser de nous impliquer
dans sa logique de guerre impérialiste
Pour préparer les esprits à une réintégration de plus en plus probable de la France dans la structure militaire intégrée de l'Alliance
atlantique, dont de Gaulle avait claqué la porte en 1966, M. Sarkozy a affirmé que “le moment approche” d'expliquer aux Français l'importance du lien avec les Etats-Unis. “L'alliance avec les
Etats-Unis et l'alliance avec l'Europe ne mettent pas en cause l'indépendance de mon pays”, a-t-il assuré devantbla Conférence sur la sécurité de Munich (sud de l'Allemagne).
Le cap fixé, reste le sommet de l’Otan du 1er au 5 avril 2009. A l’occasion de ses 60 ans l'Otan doit effet tenir un important sommet à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne). Comme à chacun de ces sommets, les dirigeants des états membres prendront des décisions lourdes de conséquences à notre place. En effet, l'Otan est en guerre, et ses états membres avec, c'est ainsi que nous sommes des millions à être impliqués malgré nous dans les conflits en Irak ou en Afghanistan.
L'Otan a été créé en 1949 dans la logique de la « guerre froide » pour contrer l'URSS et ses alliés, or depuis 1989 sans contrepoids et sans adversaire désigné, l'Otan a les coudées franches pour n'être qu'une coalition militaire au service des riches et des puissants. Cela a d'abord commencé par l'ex-Yougoslavie où sous couvert d'opération humanitaire, l'Alliance atlantique est intervenue pour la première fois de son histoire. Résultat en 1999, un pays européen, la Serbie, était bombardé par l’Otan et c’était avec la participation de la France.
Ensuite, la stratégie d'ingérence de l’OTAN s'est transformée en protection active des intérêts de ses membres hors de ses frontières (Afghanistan, Irak) : installation de bases militaires au Moyen-Orient, protection des approvisionnements en pétrole, etc.
En Europe, l’OTAN aggrave les tensions, alimente la course aux armements avec le prétendu bouclier » antimissile, un arsenal nucléaire gigantesque et sa doctrine de première frappe nucléaire ». La politique de l’Union Européenne est de plus en plus liée à l’OTAN. L’expansion actuelle et potentielle de l’OTAN en Europe de l’Est (Ukraine et Géorgie notamment), ainsi que ses opérations « hors zone » font courir un danger à la paix mondiale.
Le conflit Géorgien en est un exemple clair. Toute progression de l’implantation de l’OTAN augmente les risques de guerre, y compris le danger du recours aux armes nucléaires. Le déploiement des missiles antimissiles américains installés en république tchèque a créé des tensions internationales préoccupantes.
Ce sommet est particulièrement important pour la France, car ce devrait être l'occasion pour notre pays de réintégrer pleinement la structure militaire de l'Alliance (commandement intégré). Nicolas Sarkozy et ses conseillers sont dans la phase finale d’un processus qui mettra fin à plus de quatre décennies d’une “exception” française au sein de l’Alliance atlantique. L’Elysée prépare, ainsi que le chef de l’Etat l’avait annoncé à l’été 2007, le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN. Dans cette perspective, Paris a obtenu l’accord de Washington pour que deux commandements de l’Otan soient attribués à des généraux français.
L’allégeance aux USA s’inscrit directement dans l’intégration européenne, dans la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE. En témoigne la tribune que le président Sarkozy et la chancelière Angela Merkel publient dans “Le Monde” et la Süddeutsche Zeitung : “Pour répondre aux crises et aux conflits, affirme ce texte, les alliances fondées sur des valeurs communes, comme l’Union européenne et l’OTAN, prennent une importance accrue.” “Il est dans notre intérêt de faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d’une même politique de sécurité“, ajoute cette déclaration commune.
Déjà en février 2008, Hervé Morin, ministre de la défense, affirmait lors d’un sommet informel à Munich : «
c’est le moment où les Européens décident d’assumer leur part du fardeau ». Il précisait: « l’OTAN et l’UE sont pour nous les deux volets d’une même politique de
sécurité et de défense. Nous pouvons – et je dirais même nous devons – agir de front vers le renforcement de l'Europe de
la Défense et vers la mise en place d’une OTAN plus réactive et plus flexible. » Tout cela en se saisissant de « toutes les opportunités et les instruments qui nous
sont offerts par le traité de Lisbonne », c'est-à-dire notamment de l’augmentation des crédits militaires de chaque pays et l’affirmation de la vocation de l’UE à « avoir recours à
une capacité opérationnelle s’appuyant sur des moyens civils et militaires dans les missions en dehors de l’UE… ».
A l'approche du sommet, les Américains font le forcing… Commandant en chef des forces de l'Otan à Mons (Belgique), le général américain John Craddock réclame un bataillon de plus par région (l'Afghanistan est divisé en cinq secteurs. “Le combat en Afghanistan ne sera ni facile ni bref”, a reconnu le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, se disant néanmoins convaincu que l'Otan saurait “relever le défi” et que le sommet tenu en avril pour le 60e anniversaire de l'Otan serait l'occasion de le démontrer.
Nous refusons que le gouvernement français leur emboîte le pas. L’engagement militaire renforcé de
la France au coté des USA en Afghanistan Comme le retour de notre pays au sein du commandement intégré de l’OTAN expose le pays, à un engrenage menaçant l’intégrité de l’ensemble du peuple
français.
En Afghanistan, comme pour toute autre crise régionale, nous opposons à toute réponse militaire qui constitue non une solution mais un problème supplémentaire. Nous voulons en finir avec la logique de domination économique, de rapports basés sur la supériorité militaire, le recours à la force armée, conceptions d’un capitalisme exacerbé telles que les USA les mettent en pratique. Nous devons démocratiser et démilitariser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de coopérations pacifiques afin de construire un monde plus sûr et plus juste.
Dans cette perspective nous demandons dans l’immédiat :
L'affrontement avec le capital au cœur des luttes !
Avec la crise, le capitalisme montre sa cruelle réalité : l'enrichissement sans limite de quelques uns ne peut se faire qu'au détriment de la masse des travailleurs et du pays. Les tenants
de l’Europe capitaliste et de la mondialisation, Sarkozy en France, prétendent améliorer l’existant, revenir à un capitalisme plus efficace, et plus humain.
Derrière le discours rassurant, il y a la réalité prédatrice d'une bourgeoisie qui en veut toujours plus. Non contente de faire payer la crise au peuple, elle en profite pour aggraver
l'exploitation et le racket des richesses du pays vers le capital.
La crise devient prétexte à délocalisations, fermetures d'entreprises et licenciements supplémentaires. Les acquis sociaux sont remis en cause, les services publics facteurs d'égalité sont
affaiblis et démantelés afin que les multinationales puissent s'emparer de ces secteurs d'activités.
L'action politique indispensable pour gagner
!
Alors que la crise éclaire violemment la nature du capitalisme, les communistes veulent mettre en débat largement les questions politiques dans la population.
Nous, communistes, proposons la rupture avec le capitalisme, et la construction du socialisme du 21ème siècle. C'est la seule alternative au système capitaliste car il n'y a pas de capitalisme
« à visage humain ».
Notre peuple a fait l'expérience en 1981 et 1997 que des victoires électorales pouvaient déboucher sur d'amères déceptions. Chaque fois, la gauche au pouvoir a choisi l'accompagnement plutôt que
la rupture avec le capitalisme. En ce printemps 2009 , le débouché politique passe par le rassemblement, l'action et le débat politique sur des contenus de rupture.
Nous proposons à la gauche et au peuple des propositions porteuses de rupture et qui peuvent améliorer tout de suite et de manière significative le quotidien de la grande majorité :
• Revaloriser les salaires avec le SMIC à 1500 euros net, une échelle mobile des salaires, revaloriser les minimas sociaux qui ne permettent pas de vivre dignement
• (Re)nationaliser des secteurs stratégiques de l'économie et de la finance avec pouvoirs d'intervention des salariés : les banques, les assurances, l'eau, les énergies, les télécommunications, l'industrie pharmaceutique, etc.
• Interdire les délocalisations et les relocalisations, en mobilisant les salariés et les populations pour imposer des choix d'intérêt public
• Refuser d'appliquer les directives européennes qui entravent la liberté de la France et sont néfastes pour notre peuple (atteintes aux acquis sociaux : travail de nuit des femmes, déréglementation du temps de travail..., principe de libre concurrence, privatisations, etc.)
• Retrait de la France de l'OTAN et départ des troupes françaises d'Afghanistan
Il est temps que le peuple reprenne la main !
A partir du 15 mars, la trêve
hivernale se termine. L’épée de Damoclès se lève de nouveau sur des familles en grande difficulté. Nous militons au sein du «collectif départemental des travailleurs sociaux» afin qu’une
politique vraiment sociale du logement soit appliquée par le gouvernement.
Rendez-vous le 11 mars 2009 à partir de 17 heures au départ de la Bourse du travail :
•la réquisition immédiate de tous les bâtiments et logements vides sur toutes les villes
•l'arrêt de toutes les expulsions locatives
• le lancement d'un vaste programme de construction de logements vraiment sociaux
• la suppression de la loi Boutin (récupération du 1% logement, réduction du délai d'expulsion, abaissement du plafond de ressources/augmentation du surloyer, prélèvements sur les fonds des organismes HLM...)
• que le loyer et charges ne dépassent pas 20% des revenus des familles
Manifestation le 11 mars au départ de la Bourse du travail de Bobigny
Des moyens pour les finances communales pas pour les banques
Le combat mené par la majorité municipale pour obtenir les moyens de mettre en œuvre le programme municipal n’est pas un gadget de communication. Il s’agit d’un
acte militant. En faisant signer la carte pétition sur les marchés, nos élus sont réellement à nos cotés. Ils œuvrent pour le bien commun. En effet,
à l’heure où Sarkozy supprime la taxe professionnelle, qui va payer pour la rénovation des écoles, la voirie, les centres de loisirs ? Oui il fallait
engager ce combat. Oui il va falloir le poursuivre. Plus de 1200 Courneuviens ont signé la carte T. Ils nous ont permis d’être reçus par le cabinet Sarkozy. C’est une première étape pour obtenir
des moyens complémentaires pour La Courneuve. Mais tout n’est pas réglé. Si nous n’obtenons pas un changement d’orientation des fonds publics, c’est une hausse de la fiscalité locale que nous
subirons.
Avec la suppression de la taxe professionnelle, 28 milliards qui sont directement soustraits à l'action publique en faveur des patrons. Cette mesure anticipe la réforme annoncée des collectivités locales, qui vise à la disparition des communes et départements au profit de l'inter-communalité et des régions, pour se conformer au modèle imposé par l'Union européenne. Ce sont des services essentiels à la population qui sont menacés Le capital veut faire exploser le socle républicain issu de la Révolution française, des luttes de 1936 et 1968, du Conseil National de la résistance
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